On arrive en plein cœur du mois de juillet 2025, la période la plus intense de l’année pour le déménagement à Québec. Le rythme s'accélère d'un coup, les journées s'étirent et notre F250 roule à pleine capacité. C'est exactement durant cette période qu'on a notre plus grand déclic. En voyant tout ce que les gens sont obligés de jeter par urgence, par stress ou simplement par manque d'options simples, on réalise que notre mission de revalorisation est absolument essentielle. On refuse de simplement fermer le camion et d'aller tout porter au dépotoir sans réfléchir.
C'est là qu'on commence, concrètement, à mettre en place les bases de notre système de tri des matières et de revalorisation. Sur le terrain, on ne se contente plus de juste charger; on analyse ce qu’on ramasse. On commence à séparer les métaux, le bois et les matériaux bruts pour qu'ils soient recyclés adéquatement. Surtout, on isole chaque meuble, boîte de vêtements ou appareil électronique encore en bon état. C’est à ce moment-là qu'on commence à tisser nos premiers liens serrés avec des organismes locaux et des OBNL de la région. On prend le temps d'aller leur livrer directement les objets fonctionnels qu'on récupère pour s'assurer qu'ils aident des familles d'ici plutôt que de finir bêtement enfouis.
Prendre le temps de trier et de redistribuer en plein milieu du plus gros rush de l'industrie, ça ajoute une bonne couche de complexité à nos opérations. Ça nous demande plus d'énergie, plus de déplacements et une logistique serrée. Mais c’est exactement là qu'on valide notre façon de voir les choses : on choisit de prendre toute cette complexité sur nos épaules pour que, pour le client, l’expérience reste d’une simplicité totale et l’empreinte écologique, réduite.